Chronique archéologique 2008

Cahiers d’archéologie fribourgeoise
Chronique archéologique 2008

Bossonnens – Château

Fouille-école
Bibliographie:
Heribert Reiners, Burgen und Schlösser des Kantons Freiburg 1, Basel 1937, 36-38; Bernard de Vevey, Châteaux et maisons fortes du canton de Fribourg, Fribourg 1978, 47-51; Ivan Andrey, Le château et le bourg de Bossonnens au Moyen Age, Fribourg 1985; ASSPA 87, 2004, 407; CAF 6. 2004, 216-217; ASSPA 88, 2005, 374; CAF 7, 2005, 209; AAS 89, 2006, 271; CAF 8, 2006, 244-245, 250; AAS 90, 2007, 184-185; CAF 9, 2007, 221; CAF 10. 2008, 239-240.

La quatrième campagne de fouille-école menée par le Service archéologique en collaboration avec les universités du réseau BENEFRI s’est concentrée sur trois points: terminer l’exploration du secteur ouvert l’année précédente dans le bourg fondé au XIIIe siècle, réaliser un sondage à l’extrémité nord du mur d’enceinte occidental, à la jonction avec le fossé, et effectuer un relevé des vestiges et traces de murs repérés dans la partie nord du château. Dans le cadre des travaux de consolidation effectués avec l’Association pour la mise en valeur des vestiges médiévaux de Bossonnens, le donjon ainsi qu’une construction de type plate-forme s’y appuyant ont été documentés après les cinq semaines de fouille-école.

Les dernières recherches dans le bâtiment adossé à la porte occidentale du bourg, au nord, n’ont livré aucun nouveau résultat significatif. Quant au sondage réalisé à l’extrémité nord de l’enceinte occidentale du bourg, il n’a, contre toute attente, pas permis d’attester l’existence du retour longeant le remblai sud du fossé que l’on supposait retrouver à cet endroit. En outre, des pierres rougies par le feu, mises en œuvre dans un second temps, indiquent que l’enceinte du bourg fait certainement partie d’une phase de construction plus récente.
Si la prospection de surface effectuée dans le château lui-même n’a livré que peu de résultats concrets, le suivi des travaux de consolidation du donjon a en revanche permis d’attester des transformations postérieures à l’époque médiévale : après une démolition partielle sur une hauteur de quelque 4 m, l’angle nord-ouest qui subsistait fut encore aplani sur 1,50 à 2 m. Un étroit mur de pierres d’une hauteur d’environ 1,50 m fut ensuite construit sur cet angle tronqué. En l’état actuel de l’étude, nous pensons que ces transformations ont un lien avec la plate-forme d’environ 20 x 15 m adossée à la tour et construite dans l’espace interne du château; cette plate-forme a en effet été érigée avec des matériaux provenant de la démolition du donjon. Grâce aux observations stratigraphiques effectuées durant la campagne de 2005, nous sommes certains qu’il s’agit là de l’ouvrage le plus récent encore visible sur le site.

Gabrielle Graenert, Christian Kundig